Und nach dem Studium? CDFA erklärt!

Je m’appelle Maxime et je suis un tout nouveau doctorant du collège doctoral « Conflits de cultures –
Cultures de conflits » ! Je viens en effet d’obtenir un contrat doctoral.

Ma thèse porte sur la littérature coloniale pour la jeunesse en Allemagne et en France à la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire sur des romans d’aventures pour adolescents, dont l’action se déroule dans les colonies africaines.

Je commence tout juste mon travail, donc mon expérience n’est pas encore très grande… Mais je peux
déjà confirmer ce que disent beaucoup de doctorants : la préparation d’une thèse est une activité très solitaire. C’est la raison pour laquelle j’essaye de travailler dans des endroits variés, pour rompre la monotonie : tantôt chez moi, tantôt au bureau des doctorants à la Maison de la recherche, tantôt à la bibliothèque. En outre, le volet administratif est parfois un peu compliqué à gérer, surtout quand on fait une cotutelle… Mais avec un peu d’aide et de patience, on finit toujours par s’en sortir!

Je pense qu’il y a quand même plus de points positifs que négatifs : faire une thèse permet de se plonger dans un sujet, de s’y consacrer pleinement pendant plusieurs années, et quand on a trouvé un sujet qui nous passionne, c’est une perspective très enthousiasmante ! En outre, une thèse est l’occasion de découvrir encore plus le monde de la recherche, de prendre contact avec des chercheurs confirmés qui enrichiront notre réflexion, et de participer à des manifestations scientifiques. Les séminaires organisés régulièrement dans le cadre du Collège doctoral franco-allemand, auxquels j’ai déjà eu l’opportunité de participer en tant que simple auditeur ou pour y présenter mon projet de thèse, m’ont vraiment beaucoup aidé, car le fait de présenter son travail à des personnes « extérieures » à son sujet nous pousse à mieux structurer nos idées, nos raisonnements. Et avoir l’avis et l’éclairage de non spécialistes est toujours une bonne chose, car cela peut éviter de se perdre ou de partir dans des mauvaises directions sans que l’on s’en rende compte, tellement on est « enfermé » dans son travail.

Je m’appelle Geoffrey et c’est ma deuxième année en thèse en cotutelle entre Aix et Tübingen. Étant arrivé à Aix de l’étranger en 2016, j’ai tissé un lien particulier avec cette ville et son université, où je suis passé par les étapes de lecteur d’anglais, masterant, et maintenant doctorant. Ma vie de doctorant est un produit de tout le temps que j’ai passé ici, et j’aimerais bien en parler à travers un portrait de ma vie quotidienne.

Comme beaucoup de doctorants en lettres, je passe mon temps principalement à la bibliothèque. Après m’être levé le matin, avoir déjeuné, avoir feuilleté les journaux en ligne, bu un café (!), je pars pour arriver à la bibliothèque vers 8h30-9h00. Il y a quelques bibliothèques à Aix : les meilleures pour le calme sont la bibliothèque de Fenouillères (de lettres), la bibliothèque de droit, et la bibliothèque Méjanes (municipale). Je travaille dans les trois, selon mon humeur. Une fois arrivé le matin, je commence par la tâche la plus difficile et la plus importante et la poursuis aussi longtemps que nécessaire ou possible. Souvent à midi je mange seul, mais aussi de temps en temps avec des amis, ou des collègues du collège doctoral. Ensuite je reprends cette première tâche, qui selon la difficulté, peut me prendre jusqu’à midi, à 14h ou à 16h30 au plus tard. Une fois cette première tâche finie, je travaille sur les langues que je dois améliorer pour bien accomplir ma thèse. J’essaye de terminer chaque journée de travaille avec un peu de contexte autour de mon sujet ou avec une autre perspective, pour me changer les idées. J’essaie de placer quand possible le peu d’enseignement que j’ai aussi à la fin de la journée, ce qui me laisse le temps de me concentrer sur ma thèse. Je pars de la bibliothèque normalement entre 16h30 et 17h30. À la fin de la journée mes occupations sont diverses : je fais du sport, contacte un ami, vais au cinéma, cuisine, lis, dors. Je travaille aussi normalement le samedi jusqu’à midi où à 13h, mais rarement le dimanche, car il me faut une pause pour pouvoir me retrouver lundi et de nouveau commencer. J’essaie de sortir de la ville un peu le dimanche et de retrouver la nature.

Je fais mes études en histoire sur la représentation de Tamerlan en Europe pendant la Renaissance. La plupart de mes sources sont accessibles sans que j’ai besoin de me déplacer. Je les trouve à la bibliothèque, les commande par le prêt entre bibliothèques, ou en trouve des éditions numérisées sur internet. Tandis que je n’assiste pas souvent aux séminaires et aux colloques, quand j’en trouve qui m’intéressent, j’y participe. J’essaie de voir ma directrice à Tübingen deux-trois fois par an, en y allant en personne. Je prends le TGV à Strasbourg, ensuite un Flixbus à Fribourg, et enfin un autre Flixbus à Tübingen. J’y reste normalement 3-4 jours pour pouvoir voir ma directrice et respirer un peu le lieu. Normalement, cette année est ma dernière à Aix – vers septembre-octobre 2021 je déménage à Tübingen pour terminer ma thèse là-bas. Comme je n’ai pas de contrat doctoral, j’espère obtenir une bourse ou un poste à l’université là-bas qui m’aiderait à terminer cette thèse. La ville d’Aix me manquera, mais ce que j’y ai appris restera avec moi.

Je m’appelle Theresa et je suis doctorante en Littérature comparée et Etudes germaniques, entrant en 4ème année de thèse.

Depuis mon inscription au Collège doctoral franco-allemand « Cultures de conflit / conflits de cultures » en 2017 j’ai non seulement pu faire des expériences académiques et scientifiques très enrichissantes mais aussi gagner de l’expérience dans le monde professionnel. 

Ainsi, j’ai pu participer jusqu’alors à des colloques, des journées d’études et des séminaires à Aix et Marseille, à Tübingen, à Munich et à Paris. Par ailleurs, j’ai été invitée en dehors du monde franco-allemand à une journée d’étude à l’Université d’Amsterdam où j’ai pu présenter mes recherches et échanger avec des jeunes chercheur.e.s néerlandais.e.s et allemand.e.s.

Le cadre du Collège doctoral franco-allemand m’a donc permis de faire des rencontres que je n’aurai pas faites en menant un doctorat individuel ou une « simple » cotutelle de thèse. Les rencontres structurées permettent aux doctorant.e.s de sortir de leur solitude, de plonger dans d’autres sujets et de partager leur doutes. Être rattachée à deux systèmes scientifiques s’est donc avéré particulièrement riche, même si l’effort bureaucratique que cela engendre est parfois très lourd. 

Grâce au contrat doctoral que j’ai obtenu pour les années 2017-2020, j’ai également pu effectuer une mission d’enseignement. Lors de mon séjour à Aix-en-Provence, j’ai donc eu la chance d’avoir été rattachée au Département d’Etudes germaniques d’AMU et de m’immerger dans le système académique français.
Les échanges avec les collègues du DEG ainsi qu’avec mes co-doctorant.e.s lors des séminaires annuels du Collège doctoral, ou encore lors des séminaires du laboratoire de recherche ECHANGES  à AMU ont fait de ces trois années de thèse une période de ma vie particulièrment intense et passionnante. 

Maintenant, il ne reste plus qu’à terminer la thèse…

Je m’appelle Gwendoline et j’ai fraichement terminé la rédaction de ma thèse en histoire dans le cadre d’une cotutelle entre Aix-Marseille Université et Tübingen Universität. Je suis également rattachée au collège doctoral franco-allemand Aix – Tübingen « Cultures de conflit / conflits de cultures ». Rédiger une thèse c’est pouvoir se plonger dans un sujet passionnément et sans limite, prendre le temps de construire une réflexion unique, mais c’est aussi lutter contre la solitude, s’armer de patience et de beaucoup d’organisation (surtout dans le cadre d’une cotutelle). L’échange avec les autres doctorants devient alors primordial, tant au niveau personnel qu’académique. J’ai travaillé sur les relations entre les prisonniers de guerre français et les femmes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale ainsi que les enfants qui sont nés de ces unions. Mes recherches en archives m’ont amené à vadrouiller partout en Allemagne et en France, et à être finalement assez peu au même endroit. Les rencontres régulières du collège doctoral m’ont donc permise de me retrouver à des moments précis avec d’autres étudiants et de partager mes recherches en cours. La liberté dont on dispose en thèse peut parfois s’avérer contreproductive, d’où l’intérêt de pouvoir faire le point régulièrement dans un cadre décontracté. Si l’interdisciplinarité du collège doctoral peut décontenancer au premier abord, cela permet surtout d’aborder son propre sujet autrement, d’enrichir ses réflexions mais aussi de se recentrer sur son sujet. Enfin, à cheval entre deux pays et deux cultures scientifiques, avoir du soutien pour comprendre toutes les démarches et le fonctionnement des différentes institutions est essentiel. 

 

PS : Ne jamais relire sa thèse une fois qu’elle est imprimée.

Maxime, Geoffrey, Theresa, Gwendoline  | 

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